Yra kalbų, kurios, buvusios nužudytos, prisikelia. Tokia yra lietuvių kalba, kurią carai buvo uždraudę, kad nutildytų maištingą tautą. Tad nelabai ką žinome apie tą buvusią kalbą, jos pasipriešinimą, jos literatūrą, nors nuo šiol ji yra „mūsų“ Europos dalis. Todėl Vlado Braziūno, šiandien ryškiai atstovaujančio lietuvių kalbos minčiai ir vaizduotei teikiamoms galimybėms, knygos pasirodymas prancūzų kalba yra, be abejo, didelis įvykis.
Il y a des langues qui ressuscitent après avoir été assassinées, c’est le cas du lituanien que les tsars interdirent afin de rendre muet un peuple rebelle. On ne sait pas grand chose, ici, de cette langue, de sa résistance, de sa littérature bien qu’elle fasse désormais partie de « notre » Europe. Aussi devrait-on faire un événement de la parution en français d’un livre de Vladas Braziūnas, écrivain représentatif et important de ce qu’offre aujourd’hui à l’imaginaire et à la pensée le lituanien. C’est aussi l’occasion de découvrir la collection « Levée d’ancre », que dirigent Gérard Augustin et Michel Cassir aux Editions de l’Harmattan, et qui, trop discrètement, a déjà publié vingt-cinq volumes de poètes grecs, arabes, espagnols, chinois, hindous, tous à découvrir.