Vladas Braziunas.
Traduit du lituanien par Genovaite Druckute, Asta Uosyte-Buciene et Marc Fontana
Les poèmes de Vladas Braziunas manifestent un art consommé du lyrisme, dans de courts poèmes d'une densité et d'une ferveur admirables. Celui qui dit je est une sorte d'Ulysse, une figure du franchissement des limites, qui traverse une "géographie secrète", qui dissout l'histoire des peuples dans un rêve d'union, ou revient "du long chemin du Styx", pour proclamer la renaissance de la Nature. Le poète est ici le représentant d'une langue, d'un ordre qui se libèrent, et en même temps un îlot de désordre.
1. S'ouvrent la nuit rubescents tes seins...
2. se propageait l'âcre fumée, se refermaient les marjolaines...
3. mon petit mon gris talisman d'amour...
2005/01/01 Traduit du lituanien par Asta Uosytė-Būčienė et Marc Fontana